Dès le lendemain ,nous établissons la liste des travaux toujours très longue en fin d’hivernage, avec quelques inconnues concernant l’état de la coque et de l’hélice. Nous voulons éviter la sortie à terre qui coûte bonbon et qui n’est pas très agréable à vivre. Heureusement François, un plongeur émérite fera l’inventaire, nettoiera l’hélice , nous conseillant de continuer le carénage facile à effectuer en apnée, au mouillage.
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Dans les gros travaux réalisés : d’abord récupérer le pilote soit disant réparé. La facture est salée et le travail n’est pas terminé après plus de 6 mois de tergiversations. Cela commence plutôt mal. Puis pose des rideaux extérieurs en batyline qui changent la vie à l’intérieur de la cabine ; énième réfection de l’annexe et de son moteur, pose de bosses de ris pour soulager la prise de ris automatique, changement du taquet coinceur de l’enrouleur de génois, réparation des toilettes. Il faut bien sûr ajouter l’inévitable avitaillement, la reprise en main de la pharmacie, les lessives, etc. Au bout d’une semaine tout est à peu près clair, il est grand temps d’interroger nos voisins et copains pour avoir de bons tuyaux sur les mouillages dans les iles du Dodécanèse et de commencer sérieusement à suivre l’évolution de la météo.
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Les clavelines
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François, notre plongeur attitré, a beaucoup d’autres cordes à son arc : médecin de santé publique et biologiste marin, il nous fait partager sa passion pour les ascidies qui peuplent la coque du Mayéro. Les nôtres sont des clavelines : ce sont des petites bestioles très évoluées qui se fixent en milieu marin sur les roches (et les coques de bateau bien sûr).Dans l’évolution animale, elles se situent juste avant les mammifères. Elles filtrent l’eau pour se nourrir et disposent d’un appareil digestif complet et d’un cœur . Hermaphrodites elles ont des ovaires et des testicules et se reproduisent grâce à une larve ou par bourgeonnement. Leur système nerveux est bien développé. Leur tunique proche de la cellulose est rétractile.. Elles sont solitaires, sociales (c’est à dire qu’elles sont rattachées entre elles) ou coloniales (c’est à dire qu’elles partagent certains organes). Bref pour continuer à aimer et en savoir plus sur ces animaux marins et bien d’autres, Pour mieux découvrir l’écologie marine, François conseille le « guide des fonds marins en Méditerranée » d’Henry Augier chez Delachaux et Niestlé. Seul problème maintenant : en carénant le Mayéro, nous allons faire disparaître ces adorables bébêtes !