Jouons a Robinson Crusoe
C’est décidé, nous allons rejoindre Troll et son équipage dans un endroit sympa. Direction l’île de Kira Panagia à l’est des Sporades : nous sommes prévenus, elle est déserte et seulement fréquentée par des pêcheurs, quelques chevriers et des plaisanciers. En route le long d’Alonissos en rentrant dans le chenal, des dauphins blanc et bleu nous accompagnent. Ces petits dauphins, dit de « Thetys » qui jouent un long moment devant l’étrave sont très vifs et ne dépassent pas un mètre cinquante…Ils peuvent atteindre des vitesses de 20 nœuds et il est bien difficile de les prendre en photo. La bande repartira au bout d’un quart d’heure rejoindre d’autres copains en train de se régaler de sardines ou d’anchois. Un vol de petits guillemots participait à la fête. Rien à voir avec les précédents mammifères que nous avions rencontrés le long d’Eubée : beaucoup plus grands (3 à 4 mètres , pouvant atteindre plus de 500 kg) , le dauphin à « gros nez ou souffleur » est de l’espèce qu’on retrouve dans les delphinariums. Pas mal de vent pour atteindre notre mouillage hyper protégé. Il semble que cet endroit fut un repaire de pirates. La passe est digne d’une entrée de port et les deux baies offrent de nombreuses possibilités d’ancrage à choisir selon la direction du vent. Un peu piégeant tout de même : en cas de Meltem, il est quasiment impossible d’en sortir. Les pêcheurs d’Alonissos viennent tendre leurs filets et restent quelques jours , le temps que la glace embarquée garde toutes ses propriétés. Ils sont nombreux ces hommes seuls qui quittent leur port d’attache pour la semaine et vivent sur leur bateau. Souvent ils ont un chien pour leur tenir compagnie. Dans cette région les bateaux sont plutôt de couleur rouge, voire bordeaux. Hormis le bulletin météo transmis vers 11 h sur VHF,ils respectent le silence ambiant, ponctué régulièrement par les appels mutuels des chèvres et de leurs petits qui habitent les lieux. Bien sûr les téléphones portables ne captent pas et il faut avoir quelque ravitaillement à bord. Balades, lecture, bains et repas échangés entre voiliers nous occupent largement. En outre depuis quelques jours, le vent change souvent de direction et les orages guettent. Ainsi nous avons dû changer plusieurs fois d’emplacement. Il pleut, parfois des gouttes, d’autres fois des ondées et les nuages habillent le ciel presque tout le temps. Nous sommes loin des Cyclades. Le site est magnifique même s’il n’y a plus les forêts de pins qui nous ont tant marqués sur les îles précédentes,













Commentaires
nico
6 juin 09, 17:37
La carte Google Maps (lien "navigation cartographiée" en haut à droite du blog) ajoute vraiment une dimension à vos billets… et je vous crois aisément dans vos histoires de pirateries ! La baie semble quasi-fermée… mais avez-vous pu sonder les fonds ? Ah que j'aimerais sortir le masque, le tuba et les palmes à la recherche de trésors perdus… j'ai des images de poulpes cachés dans les coffres, et de murènes m'observant tapies dans les anciennes épaves…
Je vous cache pas que l'appel de la mer est bien là :-p
Mon voyage prévu en septembre n'est que repoussé, hein
Je ne tiendrais pas des années sans revenir avec vous sur le bateau !
celine
8 juin 09, 21:59
vous allez pouvoir jouer aux pirates et chercher un eventual tresor, hihihi! ca doit etre quand meme vraiment sympas d'avoir une ile juste pour vous et vos potes! bin profitez en bine, les veinards!
bisous
Mayero
10 juin 09, 11:40
Il y a bien des amphores parait-il dans cette baie et autres objets mais nous nous avons surtout remonte un tas de saloperies avec l'ancre: les pecheurs locaux sont vraiment des gougnaffiers...
Nous comptons bien vous embarquer un jour ou l'autre, surtout que le Mayero est bien ameliore. Pour vous faire envie regardez le billet suivant