Mi juillet, à notre retour,tout s’accélère pour nous. Fini l’ambiance peinarde des mouillages méditerranéens, la lecture, les siestes, les bains et le calme des balades. Les jeunes arrivent et alimentent une ambiance un peu plus tonique. Marion vient nous faire profiter de sa grossesse. Pierre remet en état les ordinateurs de la maison. Avec Cyrille et Alban il répare le grand lave vaisselle si pratique quand il y a du monde et dieu sait si cela tombait bien. Céline, après s’être remise d’une intoxication alimentaire anglaise ( c’est important de le signaler), participe activement à motiver les anciens dans leurs projets et leurs taches quotidiennes… Ainsi elle donne la main à Philippe pour avancer dans la réfection de la grande gouttière de la grange; elle s’occupe de tous les animaux sauf des vaches qu’elle n’aime que de loin et n’arrête pas de trouver des petits boulots à faire (même plus le temps de lire mais en a quand même pour se faire de grosses siestes…) . Olivier, tant attendu, est chez nous pour refaire la façade: son dynamisme nous secoue un brin. Heureusement qu’il trouve le temps de prendre un café et partager ses repas avec nous pour nous transmettre ses savoirs et sa bonne humeur… Nous essayons avec Philippe de reprendre les bobos de nos tracteurs mais c’est l’été et il n’est pas facile de trouver les pièces. Toutefois nous ne perdons pas espoir. Alban m’aide à peindre les outils que Philippe à refait pour la ferme.
Didier, comme promis, vient nous chercher avec sa fille Elise pour rajeunir notre troupeau ovin: 3 nouvelles gerses de toute beauté, élevées par son père Raymond, âgé de 89 ans et habitant Hauteville la Guichard (cela ne s’invente pas!), ont rejoint Ravent. Sur le marché nous avons acheté 5 jolies pintades qui viendrons enrichir les cocolinements du coq, les caquettements et les gloussements des poules, les piaillements des poulets, les caracoulements des pigeons ramiers et des tourterelles, les bavardages matinaux des pies, les graillements des corbeaux et des corneilles et bien sûr les pépiements incessants des moineaux et autres passereaux. Comme si ce n’était pas assez vivant comme cela à Ravent! Nous sommes en effet envahis par toutes sortes d’oiseaux qui trouvent refuge ici en raison de la suppression inconsidérée des haies aux alentours. Les nids sont légion et il n’est pas rare de récupérer un petit oisillon tombé du nid, venu se perdre à l’intérieur de la maison.
Le jardin donne à plein: excellentes betteraves, courgettes, salades, fines herbes, carottes, fraises, cerises et bientôt tomates; super poireaux, navets, concombres, haricots… De quoi préparer de bons petits plats. Merci aux jardiniers. Les poules babets, bien drivées par Catherine sont à leur deuxième couvée chacune. Ce soir nous allons chercher avec Céline un nouveau couple de babets pour contrecarrer les velléités de notre grand coq qui s’intéresse de trop près aux naines de notre poulailler. Nous ne manquerons pas de volailles cet hiver.
Jean Marie et Céline