Il fait un temps magnifique depuis quelques semaines et c’est bien agréable de sortir à l’extérieur sans être obligés de se changer.Les tracteurs sont réparés, les granges curées, le taureau et deux vieilles vaches sont partis… Nous profitons d’un jardin particulièrement bien fourni et diversifié grâce aux bons soins de Philippe et Catherine. Les pommes, mûres, poires sont excellentes. Les poulettes babets et autres animaux de la ferme ne s’en font vraiment pas. Les gouttières sont réparées, les portes et barrières remises en état. Les amis viennent nous rendre visite et nous en profitons pour sortir avec les chevaux. Tout baigne donc. Ainsi hier nous sommes partis avec nos amis à deux attelages avec Jobi et Fiona. Cela fait déjà quelques fois que nous effectuons cette balade avec les deux Fjords..J’étais bien fier: les habitants du coin nous regardaient avec une envie non dissimulée. Les chemins étaient superbes, Arnaud s’est goinfré de mûres ainsi que le reste de sa famille… Et patatras, en arrivant sur la route , Jobi a dû se faire piquer par un taon et il est parti en vrille. Il a rué dans tous les sens s’est mis au galop et impossible de l’arrêter. J’ai tout de même réussi à le faire rentrer dans une cour où des autochtones qui réparaient leur bagnole ont été plus que surpris. Mais je n’ai pas eu vraiment le temps de m’arrêter sur leurs regards remplis d’effroi. Jobi n’a pas voulu s’arrêter et il continuait de ruer dans tous les sens . Pour éviter qu’il ne ressorte j’ai réussi à le diriger vers une barrière mais emporté par son élan, la carriole a versé brutalement. Je me suis relevé fissa , ai réussi à attraper les rènes et après une grosse gueulante à calmer un peu l’affreux jojo. Arnaud aidé du propriétaire des lieux a réussi à dételer la carriole non sans mal, car tout était bloqué. Et c’est seulement à ce moment là que j’ai pris conscience que mon épaule était en vrac, que ma hanche ne valait guère mieux et que mon coude devait être pas mal amoché. Bon, pas le temps de s’appesantir sur ces petits bobos. Nous laissons la carriole tout de guingois sur place et nous partons à pied sur les routes pour rejoindre Ravent à quelques 4 km. Jobi a bien du mal à se calmer mais heureusement Fiona est restée parfaite tout au long des événements. Après quelque temps, je passe le relais à Arnaud et Valérie et monte dans la carriole de Fiona avec les enfants. Ils auront encore quelques émotions avant d’arriver, mais tout se termine bien autour d’un banquet concocté par Chantal. Ah au fait, j’ai repoussé la visite médicale pour l’épaule, mais je crois que je n’y échapperai pas demain, car je crois bien que l’articulation est bien esquintée: je n’arrive pas à lever le bras. Vous avez compris: beau temps, c’est vrai encore trois jours et ma mobilité est quelque peu réduite, c’est rageant. Ce matin médecin, qui a priori remet en cause fortement le départ pour la Grèce et pense qu’il faudra sans doute une opération… Urgences, radio, consultation et résultat plutôt rassurant: une attelle, 15 jours de repos et des chances que cela se remette en place. Toutefois il faudra être très cool sur le Mayero..