Parti sur un fier navire pour un tour complet de notre planète, il a remonté le Guadalquivir sur près de cent nautiques, sur les traces de Vespucci, de Magellan et tous les galions chargés de l’or des indiens sud américains. Il a découvert avec sa compagne une ville brulante, brillante, fière, prenante, riche de ses passés avec une société extraordinairement paradoxale et complexe. Ils se sont pris de passion pour ce lieu où tant de civilisations ont fleuri, se sont côtoyées, se sont mélangées, souvent dans la douleur et la violence. Des maures à la culture la plus raffinée qui soit et dont beaucoup sont restés quand les chrétiens ont repoussé petit à petit leurs armées hors d’Espagne, des gitans qui contrairement aux tsiganes d’Europe centrale n’ont jamais été mis en esclavage et qui ont bénéficié de droits spéciaux, des juifs qui ont été spoliés par les catholiques mais dont certains sont encore bien présents à Séville…
Une fois n’est pas coutum,e commençons par notre première préoccupation à notre arrivée: nous avions faim et il nous a fallu attendre 21 heures pour trouver un bar à tapas ouvert. Notre guide ne pouvait en l’occurrence nous être d’aucun secours car nous avions rendez vous avec lui le lendemain . Du coup ce premier billet sera réservé à une balade un peu erratique dans les rues de Séville autour de ces préoccupations gastronomiques et sur les habitudes des locaux à rester debout devant leur verre. (A suivre bien sûr…)
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